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Le
Journal des Goncourt |
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De l'oeuvre littéraire des frères Goncourt, abondante,
il reste essentiellement le Journal qui a été plusieurs
fois réédité, notamment chez Robert Laffont en 1989
(collection «Bouquins»). Le succès de cette édition
intégrale a entrainé la réédition de plusieurs des
ouvrages littéraires et historiques des Goncourt.
Citons, en particulier, le roman Germinie Lacerteux
(1865) qui relate les tristes aventures d'une servante
hystérique. Emile Zola, un de leurs lecteurs assidus,
fera ce commentaire: «Ils ont des nerfs d'une délicatesse
excessive qui décuplent les moindres impressions».
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La rédaction de leur Journal, dont les premières pages
furent écrites au lendemain du coup d'Etat du 2 décembre
1851, assurera la postérité des Goncourt. Car les
deux frères, surtout Edmond qui en a écrit les trois
quarts, seront sans complaisance envers leurs contemporains
mis à nu. Leurs remarques sont de véritables pointes
sèches exécutées de main de maître. Après la mort
de Jules, Edmond, qui se révélera un extraordinaire
reporter sur la société de son temps, décida d'en
publier une partie. Neuf volumes parurent entre 1887
et 1896. L'Académie Goncourt qui avait la charge,
par testament, de publier l'intégralité du manuscrit,
proposera en 1935 une édition tronquée préfacée par
Lucien Descaves. Une autre le fut par André Billy.
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Le
Journal des Goncourt,
en trois volumes,
dans la collection "Bouquins"
des éditions Robert Laffont |
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Au risque de procès en diffamation, il était encore
trop tôt pour dévoiler la totalité de ce précieux
document qui témoigne, sans fausse pudeur, de la vie
artistique et mondaine de la deuxième moitié du XIXe
siècle. Le pastiche du Journal des Goncourt par Marcel
Proust dans La Recherche du Temps Perdu est sans doute
le plus bel hommage rendu aux deux frères.
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