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| Dans leur affection
mutuelle, étrange cas de «gémellité littéraire», les deux frères, d'une sensibilité presque maladive,
avaient forgé un prénom collectif: Juledmond. Jules était le véritable écrivain,
comme le souligne Edmond (Journal du 26 décembre 1895):
«Le soin amoureux qu'il mettait à l'élaboration de la
forme, à la ciselure des phrases, au choix des mots, reprenant
des morceaux écrits en commun et qui nous avaient satisfaits
tout d'abord, les retravaillant des heures....» Après
la mort prématurée de Jules, leur Journal sera poursuivi
par Edmond qui continuera d'associer la mémoire de son
frère à toutes ses activités. Surtout féru de
peinture, il se révélera un exceptionnel collectionneur.
C'était une passion qu'il tenait de son grand-père Huot
de Goncourt qui siégea à l'Assemblée Nationale et de sa
mère habituée à chiner le dimanche les antiquaires du Faubourg Saint-Antoine. Il fut le découvreur de l'art japonais, et il réhabilita le XVIIIe dans le goût français. |
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